Black Mirror saison 3

Cette série, dès que tu lis le nom, t’as des frissons de plaisir en pensant au moment merveilleux de visionnage.

Cette série qui est arrivée à pas feutrés mais qui a réussi à toucher des millions de téléspectateurs.

Chaque épisode aborde la technologie et ses risques de dérives dans un contexte différent.

Black Mirror qui veut dire miroir noir (ou plutôt nos écrans de pc/portables/tablettes) n’est d’ailleurs pas un nom innocent. La série reflète ce qui pourrait ( ?) arriver si les humains se laissaient contrôler par leurs inventions.

Le scénario est toujours brillant et les acteurs frôlent la perfection.

Black Mirror, ce sont des petites pépites que tu t’es fait chier à trouver dans des tonnes de sable fluvial (genre après t’être tapé une centaine d’épisodes de séries policières US).

Bref, la saison 3 est ENFIN sortie.

Après deux saisons de 3 épisodes chacune en 2011 et 2012 et un épisode spécial Noël en 2014, nous voilà comblés avec 6 épisodes disponibles sur Netflix depuis le 21 octobre.

6 épisodes ! Que j’ai tous déjà vus bien évidemment ! Je les ai gobés comme des Maltesers.

 

 

[ATTENTION SPOILERS ATTENTION SPOILERS ATTENTION SPOILERS]

 

 

 

En fait, j’ai peut-être été un peu trop dithyrambique, parce que même si j’ai énormément apprécié la saison, certains auraient mérité soit un approfondissement soit une coupe dans le montage.

nosedive

Le premier, Nosedive (chute libre) est presque excellent.

On suit l’histoire d’une jeune fille dans un monde où tu es jugé à chaque instant et où tu peux accéder à différents services suivant ta note sur un réseau social. Des sortes de lentilles permettent de visualiser les moyennes de chacun directement et tu notes chaque interaction avec eux. De la simple commande d’un americano à une conversation avec ta meilleure amie. A la fin tu as une note de 0 à 5 et autant dire qu’avec une moyenne proche de zéro, tu n’es qu’une sous merde.

J’aurais aimé une vraie explosion à la fin, je n’ai eu qu’un magma de volcan fabriqué par un collégien. Mais l’idée était là, et j’ai adoré cette sensation d’oppression malsaine qui flottait pendant tout l’épisode.

Petit coup de cœur pour l’actrice de The Aliens, Michaela Coel qui fait une superbe hôtesse.

playtest

Dans le deuxième épisode Playtest, on se met cette fois dans la beau d’un jeune vadrouilleur, qui s’étant fait pirater sa CB lors d’un de ses voyages, a un besoin urgent de fric pour retourner chez lui et revoir sa mère qu’il évite depuis la mort de son père des suites d’Alzheimer (vache ! Cette phrase est longue).

Il se retrouve à tester un jeu avant-gardiste pour lequel on lui implante un « champignon » dans la nuque qui s’immiscera dans son esprit afin de pouvoir trouver ses peurs profondes et lui foutre la plus grosse trouille de sa vie.

Cet épisode est long, long à mettre en place mais il crée du coup une fiction un peu plus proche de notre réalité. La fin est attendue et peut-être un peu bâclée ?

Mais j’étais tellement contente de voir les actrices de Killjoys et de In The Flesh dedans que je leur pardonne 🙂

shut-up-and-dance

Un habitué de Game of Thrones vient se faire bousculer dans le troisième épisode Shut up and dance.

Un (ou des ?) pirate(s) informatique(s) récupèrent nos secrets afin de nous faire chanter et nous manipuler à sa (leur) guise.

Bah moi, ça fait longtemps que j’ai bouché ma webcam, je ne suis pas folle 😀

Et vous devriez tous faire pareil avant de trainer sur YouPorn, bande de petits dépravés 😀

san-janupero

San Junipero ou comment être sauvegardé dans le cloud après son décès. Ça m’a rappelé le fameux épisode de la bibliothèque de Doctor Who, avec le quiproquo autour de « Doctor Donna has been saved » c’est-à-dire sauvée ou plutôt, sauvegardée  😀

Deux femmes se retrouvent avant leur mort à San Junipero, à diverses époques et finissent par tomber amoureuses dans cet univers éternel.

J’avoue que je ne sais pas ce que je ferais si j’avais la possibilité d’être « sauvegardée » pour l’éternité. De premier abord, j’aurais tendance à signer sans regarder, puis je lirais les petites lignes et je me demanderais vraiment si je souhaite obtenir cette immortalité.

C’est comme manger des pizzas tous les soirs, on doit en avoir marre au bout d’un moment, non ?

men-against-fire

Dans Men against fire (tueurs sans état d’âme), des soldats doivent faire face à une population atteinte d’un virus qui les transforme en bêtes féroces.

En fait de maladie, ces gens possèdent des gènes pouvant être défaillants, et l’État a choisi d’éliminer de l’ADN humain ces soi-disantes erreurs. Pour ce faire, ils manipulent des soldats avec leur consentement préalable, afin de leur montrer des infectés quand il ne s’agit en fait que d’humains. Comme eux.

En matière d’eugénisme, cet épisode tape fort.

hated-in-the-nation

Hated in the Nation (haine virtuelle) est l ‘épisode le plus décevant pour moi. Non seulement il est très long (1h30) voire trop long, mais il est également plat et insipide.

Pourtant l’idée de départ est bonne  : des abeilles créées par l’homme (des mini-drones) sont utilisées comme arme par un gars pour lutter contre les rageux du web.

Avec un hashtag #deathto (mort à), les utilisateurs choisissent quotidiennement une victime parmi des personnalités controversées. Celle qui récolte le plus de voix meurt suite aux souffrances liées à la pénétration d’une abeille dans je ne sais plus quelle partie du cerveau.

Finalement, ça finit par se retourner contre eux.

En gros, un mec a décidé de se débarrasser de tous les moutons débiles d’internet.

Euh ?

Bravo ?

Bon je n’irais pas jusqu’à les tuer, je suis une non violente, mais au final qui est le véritable méchant dans cet épisode. Le gars qui utilise les abeilles ou les moutons d’internet qui peuvent pousser des gens à la dépression voire le suicide pour une misérable erreur qui a été surmédiatisée ?

L’idée de cet épisode est vraiment géniale mais il a été mal coupé, mal réalisé selon moi.

 

Non mais j’ai quand même kiffé cette saison 3 hein ? Ils arrivent à aborder des thèmes très profonds, à pousser à la réflexion nos pauvres petits cerveaux malmenés par trop de Melrose Place en l’espace d’une heure.

Mais justement ce même format ne permet parfois pas de creuser suffisamment et la fin est un chouill’ trop rapide, trop brève. Comme si après la pizza on te faisait goûter une cuillère de moëlleux au chocolat et qu’on remballait le tout aussi sec. Je comprends que c’est cet effet de choc qui est souhaité pour justement nous faire réfléchir, mais j’ai un manque de chocolat souvent en terminant un épisode. Sinon c’est QUE DU BONHEUR !

Je remercie Netflix d’avoir permis cette saison 3 et de nous allécher avec une prochaine saison 4.

Les anglais ont quand même le chic pour faire des séries toujours très recherchées et rarement ennuyantes. La science-fiction avec eux c’est comme un after-eight : la fraicheur de la menthe avec la douceur du chocolat.

aftereight_308_detail

 

Bon j’arrête de dire des conneries, zou !

5 réflexions sur “Black Mirror saison 3

  1. WAÀAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ENFIN !!!!!!!
    The BONNE NOUVELLE DE LA JOURNÉE ¡!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    Elle a l’air génial encore mieux que les autres ? Je n’ai pas vu les spoilers bien entendu.
    MERCIIIIIIIIIIIIIIIIIII TROP CONTENTE 😊 😊 😊 ❤

    Aimé par 1 personne

  2. j’ai beaucoup aimé Tais toi et danse ;)))
    j’ai téléchargé celui de noêl de la saison 2 oui cela fait une plombe qu’il est sorti :O et oui tu me l’avais dit lol
    Waaaa le réalisateur Charlie Brooker a fait aussi Dead set !!! Impressionné !!

    Aimé par 1 personne

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