Arizona Dream

Je vous avais prévenu ! Voici mon article sur Arizona Dream.

Ce film d’Emir Kusturica sorti en 1992 est dans mon top 5 avec la Vie Aquatique, le Labyrinthe de Pan (okok ce sera mon prochain article « film »), Bridget Jones et le Château Ambulant.

Je suis incapable de choisir mon film préféré. Mais Arizona Dream pourrait être bien placé.

A chaque fois que je le revois (tous les ans grosso modo, comme Bridget Jones que je me garde pour Noël), j’ai l’impression de découvrir un nouveau film.

Je connais bien évidemment l’intrigue générale (à force) mais je ne me souviens jamais en détails, de toutes les petites scènes souvent surréalistes qui ponctuent ce film.

J’ai du mal à croire qu’il puisse exister des personnes qui n’ont jamais vu cette merveille.

Mais, allez, soyons fou, on va dire que toi tu ne l’as jamais vu !

Alors regarde d’abord ce trailer :

Arizona Dream commence avec un rêve de Johnny Depp sur une famille d’Esquimaux dont le mari, à deux poils de renne de mourir, est finalement sauvé par ses chiens-loups, et sa femme qui le frotte afin de refaire circuler le sang.
Finalement, monsieur revient à la vie et madame prépare un bon repas (mdr).

Alors, je ne connais queud à l’anatomie du poisson, mais monsieur sort une sorte de boyau du poisson qu’ils sont en train de se faire griller, pour en faire un ballon pour son petit. C’est un très bon prétexte pour jeter le gamin dehors afin de profiter au calme d’un gros calin avec madame.

 

Axel (Johnny Depp) se réveille à la fin de son rêve quand le ballon (qui n’est plus un « boyau ») finit son voyage sur sa tête.

Le film raconte ensuite l’histoire d’Axel qui retourne dans sa ville d’enfance pour être témoin de mariage de son oncle, seul membre de sa famille (proche) encore en vie.

Il rencontre, en essayant de prendre la suite de son oncle Léo (Jerry Lewis) en tant que concessionnaire Cadillac, deux femmes, la mère et la fille, qui vont lui changer sa vie.

Il va tomber amoureux des deux, tour à tour.

La première, Elaine (Faye Dunaway) est perdue dans ses rêves et ne vit que de plaisir, quand l’autre, Grace (Lili Taylor) ne souhaite que devenir une tortue pour s’éloigner de cette vie qui l’a fait tant souffrir.

Les deux sont folles. Mais Axel est subjugué par ces deux femmes.

« Je ne tombais pas. Je volais amoureux. Pour la première fois de ma vie. »

Il est un peu fou lui aussi et vit dans ses rêves éveillés.

 

Le film est entrecoupé de scènes avec Paul (Vincent Gallo) qui adore les films et rêve de devenir acteur. Lui aussi, est un peu barré d’ailleurs, quand il monte sur scène devant la toile du cinéma pour imiter son acteur, ou, quand il imite Gary Grant dans la Mort aux Trousses pour une audition.

Autant le dire, c’est l’élément comique du film.

Le reste oscille entre la vie et la mort. L’envol et l’atterrissage.

La tension, notamment provoquée par la musique magnifique de Goran Bregovic, ne nous permet pas de nous ennuyer.

Spoilers alert !!

Deux scènes sont particulièrement tragiques.

La première montre Axel décidant d’agir pour en terminer avec ce trio bancal. Il choisit d’éliminer Grace, la fille, mais renonce, en la voyant réclamer la mort.
Elle veut alors le faire jouer à la roulette russe, prend son tour, tire et tend le revolver à Axel.

Il perd la tête, et tire à son tour. 5 fois, il appuiera sur la détente.
Mais ils n’étaient pas destiné à mourir. Pas encore.

La deuxième séquence est justement la mort de Grace (le spoiler de ouf, si jamais tu n’as pas tenu compte de mes avertissements !).

Le jour de l’anniversaire de sa mère Elaine, Grace est transformée. Elle est joyeuse, offre un super avion flambant neuf à sa mère, fait chanter un groupe de mexicains, offre des cadeaux à tout le monde, sort les tortues pour une balade et enfile sa plus belle robe.

Elle fait semblant d’accepter la demande de l’inconstant Axel, l’invitant à fuir cette maison à cette vie, pour être tous les deux, car elle sait que « deux perdus ne font pas un trouvé ». Elle a de toutes façons choisi de mourir ce soir.

 

C’est un appel à la vie, je pense, pour Axel, libéré des ses amours toxiques.
On le laisse, encore une fois, perdu sans ses rêves, avec un poisson qui vole vers un nouvel horizon.

 

En tout cas, vous l’aurez compris, ici tout le monde plane.

Personnellement, je trouve que ce film crée un tourbillon magique, entre le réel et le rêve, et la vie et la mort.
On a les vivants qui rêvent de voler et de partir (Axel, Elaine et son avion)

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et les morts qui eux s’envolent et sont déjà loin (le poisson, Léo).

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Voilà.

Ouais, ma dernière image sera celle de l’ambulance de Léo (l’oncle) qui part vers la Lune, sa dernière demeure.

C’est poétique mais pas très gai.

Alors pour la peine, voici le clip officiel (j’ai du mal à y croire) d’Iggy Pop, pour la chanson thème d’Arizona Dream « In the Death Car » we’re aliiiiive.

 

(lui aussi, il plane loin)

 

Si tu veux voir l’âme de quelqu’un, demande lui à quoi il rêve. Et tu auras pitié de ceux qui sont dans la merde.

 

6 réflexions sur “Arizona Dream

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